
Développeur : Midway Home Entertainment, Inc.
Éditeur : Midway Home Entertainment, Inc.
Testé sur : Dreamcast – Game Boy Color – Nintendo 64 – PlayStation
La série Ready 2 Rumble (jusqu’à 2000) :
- Ready 2 Rumble Boxing (1999)
- Ready 2 Rumble Boxing : Round 2 (2000)
Version Dreamcast
| Date de sortie : 9 septembre 1999 (Amérique du Nord) – Octobre 1999 (Europe) – 13 janvier 2000 (Japon) |
| Nombre de joueurs : 1 à 2 |
| Langues : Allemand, anglais, français, japonais |
| Support : GD-ROM |
| Contrôleurs : Dreamcast Arcade Stick, Joypad |
| Version testée : Version européenne (PAL) |
| Spécificités techniques : Dreamcast VGA Box supportée Vibration Pack supporté Visual Memory Unit supportée |
Vidéo – L’introduction et l’écran-titre du jeu :
Tenir un filon, c’est bien. Établir la méthode pour pouvoir en détecter d’autres, c’est mieux.
Avec NBA Jam, Midway avait assurément touché de l’or, du pétrole, de l’uranium et des terres rares, et la richesse étant une de ces petites facéties auxquelles on prend vite goût, l’idée d’apporter le même traitements à d’autres sports – en espérant le même résultat – se sera rapidement dessinée comme une évidence. L’ennui restant que ce qui est parfaitement limpide sur le papier pose souvent davantage de problèmes au moment de la matérialisation concrète : NBA Jam faisait déjà suite à un High Impact Football qui n’avait pas déplacé les foules, et la grande question de savoir ce qui avait réellement fait mouche dans la formule du jeu de basket restait d’autant plus ouverte que la concurrence n’avait pas mis longtemps à se la poser à son tour, menant ses propres tentatives avec plus ou moins de succès.

Au milieu des NFL Blitz ou des NHL Open Ice, une idée pertinente aura néanmoins germé au sein des équipes de Midway : pourquoi se cantonner aux sports collectifs ? La boxe, par exemple, était un excellent candidat pour proposer des personnages hauts en couleur, de l’action irréaliste, des règles que tout le monde peut comprendre en dix secondes et un soupçon de technicité derrière l’apparente simplicité du bourrinage – et des références à la Super Punch-Out!! étaient déjà venues démontrer que le résultat pouvait être particulièrement ludique. Eurêka : ainsi naquit Ready 2 Rumble Boxing : de la boxe accessible au grand public qui se révèle intéressante plus de cinq minutes. Et à en juger par la façon dont la série sera rapidement arrivée dans une impasse avant de s’achever dans un spectaculaire crash en 2009 avec le pitoyable Ready 2 Rumble Revolution sur Wii, c’est loin d’être si facile qu’on le pense, au fond, d’exploiter un filon.

Comme l’indique l’absence de la moindre forme de licence dans son titre, Ready 2 Rumble Boxing est avant tout un jeu de boxe arcade pensé pour le fun, qui ne s’embarrasse pas ici à aller chercher des noms connus – et coûteux – pour appâter le chaland ; en fait, la seule personnalité « réelle » du programme est incarnée par Michael Buffer, célèbre annonceur américain, qui n’apparait ici que pour servir la phrase à laquelle il doit une partie de sa notoriété (et qui a bien évidemment inspiré le titre du jeu) : « Let’s get ready to rumble ! ».

Pour le reste, le casting du programme se limite à un roster de treize boxeurs aux morphologies et aux visages bien typés s’efforçant d’avoir de la personnalité grâce à leur style et à leur posture sans avoir à tomber dans tous les « excès » de Super Punch-Out!!, où il leur arrivait parfois carrément de se battre avec les pieds (!!) (on notera néanmoins que certains d’entre eux n’hésiteront pas ici à utiliser leur ventre ou même leur tête sous la forme d’un bon coup de boule pour se battre). Les règles sont simples : chaque fois que la jauge de vie d’un personnage tombe à zéro, il est envoyé au tapis. Au bout d’un certain nombre d’envois au tapis (à régler dans le menu des options, en même temps que la durée d’un round ou le nombre de rounds dans un match), le personnage est K.O. et le match est gagné pour son adversaire. L’idée est bien évidemment de remporter une série de rencontres pour réclamer le titre – c’est du moins le cas dans le classique mode « Arcade », mais on remarque également l’inclusion d’un mode « Championnat » un peu plus consistant et qui mérite qu’on s’y intéresse plus en détails.





En fait de « Championnat », ce mode de jeu propose rien de moins que d’acquérir une salle de boxe, de lui donner un nom, et de recruter un des trois boxeurs disponibles afin de le faire progresser et de l’envoyer se frotter à divers opposants sur le circuit. Le principe est simple : il est possible de gagner de l’argent en pariant sur son propre joueur et en remportant des matchs, argent qui peut ensuite être réinvesti dans des séances d’entraînement permettant de faire progresser les diverses capacités techniques (force, vitesse, endurance) de notre poulain.

Ces séances d’entrainement prennent la forme de mini-jeux qui décideront de leur efficacité – mais les joueurs n’étant pas emballés par l’idée de rater leur progression à cause d’un jeu de rythme ou d’une séquence de mémorisation pourront également automatiser la chose et ainsi obtenir les meilleurs résultats sans aucun effort. Le boxeur peut ensuite être envoyé participer à des matchs « classés » qui lui permettent de monter de rang, et une fois qu’il est parvenu à devenir champion, un aspirant supplémentaire sera débloqué – l’objectif final étant d’amener les treize boxeurs jusqu’au titre. Un mode de jeu qui manque un peu trop de profondeur pour réellement captiver sur la durée, mais qui a le mérite de mettre un peu de chair sur les fondamentaux tout en offrant une excellente excuse de multiplier les combats – parce que c’est quand même pour ça qu’on est venu, non ?








La bonne nouvelle, c’est que le cœur du jeu – à savoir les combats en eux-mêmes – est excellent, parvenant à accomplir un très bon compromis entre accessibilité et technicité. Un peu à la manière de Tekken, chaque bouton de la manette est attribué à un coup correspondant à sa position : les boutons du haut (X et Y) sont des frappes au visage tandis que les boutons du bas (A et B) sont des coups au torse ; suivant la même logique, les boutons de gauche (X et A) sont des coups portés de la main gauche et les boutons de droite (Y et B) des coups portés de la main droite. Un excellent moyen pour se sentir rapidement à l’aise.

Ajoutez deux types de blocage/esquive avec les deux gâchettes (là encore, une pour le visage, l’autre pour le torse) et vous avez les fondamentaux. Histoire d’éviter que les affrontements se limitent à un tabassage frénétique de boutons au pif, une jauge d’endurance permet également d’assurer une vraie dose de stratégie : dès qu’elle est vidée (c’est à dire généralement au bout de deux ou trois coups d’affilée), les frappes ne font pratiquement aucun dégât, et il faut donc reprendre son souffle une ou deux secondes avant d’espérer mener un assaut efficace. Pour récompenser encore un peu plus les attaques audacieuses, chaque coup passant outre la défense de l’adversaire vient faire grimper une jauge de « Rumble » qui, une fois remplie, permet de lancer un enchaînement dévastateur et particulièrement délicat à parer qui peut accélérer le sort d’un round – ou d’un match. Ajoutez le fait que chaque coup donne des résultats différents en fonction de la direction qui l’accompagne (crochet ou uppercut), qu’il est naturellement possible de se déplacer sur le ring et que chaque boxeur a des coups et des enchaînements qui lui sont propres tout en restant relativement réalistes (pas de boule de feu ici), et vous obtenez un système de combat très bien ficelé où l’observation et le rythme peuvent faire une énorme différence.

C’est d’ailleurs à ce niveau que le titre de Midway Entertainement atteint pleinement son objectif : Ready 2 Rumble Boxing est un jeu où un joueur avec un minimum d’expérience a une réelle chance contre un joueur mieux rodé, précisément parce que le jeu ne repose pas sur l’assimilation de manipulations complexes pour sortir des coups surpuissants à la vitesse de l’éclair. Plutôt que d’empiler les mécanismes jusqu’à devenir fondamentalement inaccessible à un non-initié – un défaut récurrent des grandes séries de jeux de combat – le programme reste fidèlement campé sur des bases extrêmement solide et se révèle intéressant sur la durée sans avoir à imposer une courbe d’apprentissage délirante pour chaque personnage, tout en offrant suffisamment de nuances d’un combattant à un autre pour que chacun puisse se trouver son petit favori en fonction de ses préférences et de sa façon de jouer.

Pour ne rien gâcher, la réalisation en 3D chargée de démontrer ce que la Dreamcast avait dans le ventre (on parle d’un titre de lancement en occident) remplit elle aussi parfaitement sa mission : la 3D a bien vieilli, l’action est parfaitement lisible, le framerate est stable comme le roc, et il est possible de modifier la caméra avec quelques résultats intéressants (les combats en vue subjective peuvent réellement changer votre façon de jouer !). On appréciera également les détails bien sentis, comme le fait que la salle soit de plus en plus remplie au fil de l’avancée du tournoi et du mode de difficulté, ou que les coups laissent des traces visibles sur le visage des boxeurs. Bref, Ready 2 Rumble Boxing est un titre qui a le bon goût de ne jamais s’éparpiller, de ne jamais chercher à en faire trop et de ne jamais s’éloigner de son objectif initial – parvenir à offrir un jeu de combat accessible sans que cela se traduise par un manque de profondeur. Une mission délicate, mais parfaitement remplie, ce qui le propulse d’emblée parmi les titres de références du genre, rien de moins. Une constatation qui demeure d’ailleurs vraie plus d’un quart de siècle après sa sortie, alors que la boxe n’est toujours pas devenue un sport particulièrement populaire à l’échelle vidéoludique : en-dehors de la trop éphémère série des Fight Night au début du millénaire, on n’a toujours pas trouvé grand chose de mieux que cet excellent titre de Midway – en-dehors peut-être de sa propre suite. C’est quand même un signe.











Vidéo – Combat : Motar vs. Samchay :
NOTE FINALE : 17,5/20
Ce n'était pas forcément le jeu qu'on attendait au lancement occidental de la Dreamcast, mais le fait est que Ready 2 Rumble Boxing est une excellente surprise, parvenant à appliquer le traitement « NBA Jam » à la boxe pour proposer un titre qui soit à la fois accessible, simple à jouer et suffisamment rempli de finesses pour imposer de réelles alternatives au bourrinage bête et méchant. Le résultat est un titre beaucoup plus amusant qu'il en a l'air, et surtout plus longtemps qu'on pouvait le craindre grâce à un mode championnat bien fichu mais un peu répétitif – comme le reste du jeu. Efficace seul comme à deux, le titre de Midway a le mérite de démontrer qu'il existe d'autres manières d'aborder les jeux de combat que les expériences hyper-techniques à la SNK ou les foires aux combos hyper-nerveuses à la Capcom, et que cette approche a le mérite de ne laisser personne sur le carreau. Une très bonne surprise pour redécouvrir la boxe et s'amuser rapidement.CE QUI A MAL VIEILLI :
– Des combats qui manquent peut-être un peu de folie
– Un mode championnat prometteur, mais manquant encore d'un chouïa de profondeur et de variété
– Quelques modes de jeu supplémentaires n'auraient pas été de trop
Bonus – Ce à quoi peut ressembler Ready 2 Rumble sur un écran cathodique :

Version Game Boy Color
| Développeur : Crawfish Interactive Ltd. |
| Éditeur : Midway Home Entertainment, Inc. |
| Date de sortie : Décembre 1999 (Amérique du Nord) – Avril 2000 (Europe) |
| Nombre de joueurs : 1 |
| Langue : Anglais |
| Support : Cartouche |
| Contrôleur : Console |
| Version testée : Version européenne |
| Spécificités techniques : Cartouche de 16Mb Fonction vibration incluse* *version américaine uniquement |
Vidéo – L’écran-titre du jeu :
Voir un jeu pensé pour une console 128 bits flambant neuve être porté sur des systèmes 32 et 64 bits n’était pas vraiment une surprise de la part de Midway – le voir débarquer sur Game Boy Color, déjà un peu plus. En dépit de la taille impressionnante de la cartouche, on se doute que Ready 2 Rumble Boxing va devoir composer avec de sérieuses coupes sur la portable de Nintendo, ne fut-ce qu’à cause de la nécessité de faire tenir toutes les possibilités du gameplay sur seulement deux boutons (contre six, rappelons-le, pour la version originale). Le résultat est, objectivement, loin d’être ridicule : on peut toujours se déplacer sur tout le ring, les blocages se font en reculant, et la hauteur des coups est choisie en utilisant la flèche du haut ou du bas en plus du bouton (Avec B pour la main gauche et A pour la main droite).

La jauge de Rumble est toujours présente, et s’active avec A + B, mais ses effets sont moins spectaculaires ici. La réalisation est lisible à défaut d’être impressionnante, mais les animations sont très détaillées et chaque personnage est introduit par une petite animation en images de synthèse plutôt impressionnante pour la machine. Malheureusement, si le cœur du jeu tient plutôt bien la route, le contenu a pour sa part fondu comme neige au soleil : non seulement il n’y a plus que dix boxeurs jouables, mais surtout le mode « Arcade » se limite à un match unique tandis que le mode « Championnat », pour sa part, se limite à une suite de matchs équivalente au mode « Arcade » de la Dreamcast – oubliez la gestion de la salle de gym et la progression de votre boxeur ! Et histoire de porter le dernier coup, il n’est même plus possible de jouer à deux non plus… Alors certes, on s’amuse toujours – et on ne peut pas dire que la concurrence soit très nombreuse dans le domaine du jeu de boxe sur Game Boy Color – mais on tient davantage ici un petit jeu parfait pour se distraire quelques minutes, mais sans doute pas pour y passer le dixième du temps qu’on pouvait espérer y consacrer sur Dreamcast. Un bon jeu, mais pourquoi avoir retiré autant de choses ?

NOTE FINALE : 14/20
On avait toutes les raisons de craindre le pire pour Ready 2 Rumble Boxing sur Game Boy Color ; on avait tort, mais la retranscription convaincante du système de jeu sur les deux boutons de la petite console laisse d’autant plus de regrets sur la faiblesse du contenu qui se limite pour l’essentiel à un championnat en solo contre neuf adversaires. On aurait quand même bien aimé retrouver un mode de jeu plus prenant sur la durée – ou, a minima, la possibilité d’affronter un ami.
Version Nintendo 64
| Développeur : Point of View, Inc. |
| Éditeur : Midway Home Entertainment, Inc. |
| Date de sortie : 10 novembre 1999 (Amérique du Nord) – Décembre 1999 (Europe) |
| Nombre de joueurs : 1 |
| Langues : Allemand, anglais, français |
| Support : Cartouche |
| Contrôleur : Joypad |
| Version testée : Version européenne (PAL) |
| Spécificités techniques : Cartouche de 256Mb Controller Pak supporté Rumble Pak supporté |
Vidéo – L’écran-titre du jeu :
Choix déjà plus logique pour porter Ready 2 Rumble Boxing : la Nintendo 64. Cette fois, au moins, aucune délicate adaptation à opérer au niveau du contenu : en-dehors de la vidéo d’introduction, tout est là, et la jouabilité a été intelligemment transposée avec les coups sur les boutons C et les blocages sur A et B. On note néanmoins, comme pour chaque version de salon, un personnage exclusif : Jimmy Blood est ici remplacé par J.R. Flurry, un spécialiste du coup de boule. La plus grosse différence est, comme on pouvait s’y attendre, plutôt à aller chercher du côté de la réalisation : la 64 bits de Nintendo fait ce qu’elle peut, mais elle ne peut pas vraiment rivaliser avec la Dreamcast dans ce domaine. La réalisation est moitié plus basse, et l’effet de flou de la console rend la lisibilité nettement moins bonne que ce qu’on a pu observer chez SEGA – on constate également que deux grandes bandes noires ont fait leur apparition pour réduire encore la taille de la fenêtre de jeu, ce qui n’empêche pas le titre d’être moins fluide que sur Dreamcast malgré tout. Cela reste des nuances de confort – le titre n’a autrement pas changé – mais la différence reste suffisamment visible pour qu’on préfère recommander de découvrir le jeu sur la console de SEGA.

NOTE FINALE : 17/20
Transposé à l’identique (ou quasi) sur Nintendo 64, Ready 2 Rumble Boxing s’incline néanmoins face à la version Dreamcast sur à peu près tous les aspects techniques (à part le son). C’est moins fin, c’est moins fluide, c’est moins lisible et la fenêtre de jeu est plus étroite, mais cela reste un jeu de boxe accessible et efficace sur un console qui ne doit en compter que deux autres, dont sa propre suite.
Version PlayStation
| Développeur : Point of View, Inc. |
| Éditeur : Midway Home Entertainment, Inc. |
| Date de sortie : Novembre 1999 (Amérique du Nord) – Décembre 1999 (Europe) |
| Nombre de joueurs : 1 |
| Langues : Allemand, anglais, français |
| Support : CD-ROM |
| Contrôleur : Joypad |
| Version testée : Version européenne (PAL) |
| Spécificités techniques : Système de sauvegarde par carte mémoire (2 blocs) |
Vidéo – L’introduction et l’écran-titre du jeu :
Autre choix évident pour un portage en 1999 : la PlayStation. Pour l’occasion, c’est une nouvelle fois l’équipe de Point of View qui s’y colle, et le résultat est assez proche de ce qui a pu être observé sur Nintendo 64. Le contenu reprend la totalité de ce qu’offrait la version Dreamcast, cinématique d’introduction incluse, avec cette fois pour personnage exclusif Gino Stiletto – un boxeur guère plus marquant que ses deux alter ego. La jouabilité est toujours aussi bonne, mais évidemment c’est une nouvelle fois la réalisation qui paie la note : la résolution est une nouvelle fois plus basse, et on sent que les polygones sont passés dans la modélisation des boxeurs plutôt que dans celle de la salle, ce qui est une bonne chose. Très honnêtement, le jeu est au moins aussi lisible que sur Nintendo 64, et il tourne également très bien, ce qui fait que la PlayStation n’a pas trop à rougir de la comparaison avec la version Dreamcast. La concurrence a beau être un peu plus forte sur la machine de Sony, Ready 2 Rumble Boxing n’en reste pas moins clairement niché dans le haut du panier et demeure une référence en la matière.

NOTE FINALE : 17/20
Une fois de plus, c’est du côté de la réalisation que Ready 2 Rumble Boxing sur PlayStation doit effectuer quelques menus sacrifices, mais le résultat reste largement assez convaincant pour constituer un des meilleurs jeux de boxe de la ludothèque de la machine. Une référence à côté de laquelle les amateurs auraient tort de passer.
